mardi 9 février 2010

Marc Trivier
Photographe



Marc Trivier est né en Belgique vers 1960.
Il connaît la notoriété dès les années 80 avec une impressionnante série de portraits d’artistes et d’écrivains qu’il faisait généralement poser chez eux, assis face à l’objectif. Sont ensuite venus d’autres portraits, d’autres expériences, des arbres solitaires, des animaux promis à l’abattoir, des scènes d’équarrissage. Cet ensemble fort et cohérent, inédit, a valu à Marc Trivier une reconnaissance internationale presque immédiate, avec des expositions (au CNP à Paris, au CRP Nord-Pas-de-Calais, au musée de l’Elysée à Lausanne), une première monographie et le prestigieux ICP Award décerné à New York.
Les genres sont confondus : les portraits et les paysages se mêlent à des scènes d’abattoirs. Dans celles-ci, les animaux apparaissent de manières différentes : comme des sujets regardés pour leurs «qualités» plastiques ou montrés au contraire avec beaucoup d’humanité. Quelques arbres tristes, aux branches sèches et torturées, ponctuent l’ensemble.



lundi 1 février 2010

Souvenirs de lapins



*Texte à venir*





mardi 26 janvier 2010

Parodie

"La valse à mille temps" de Jacques Brel devient "La vache à mille francs" par Jean Poiret.
Une petite critique acerbe du marché de la viande.

A écouter ici:
http://www.youtube.com/watch?v=fS-v8Yrg3Xw

lundi 18 janvier 2010

Entre rêve et réalité.


Une petite mise au point sur l'image qu'on se fait de l'animal du quotidien, des symboles, et ce qu'il en est réellement.
Exemple de la tirelire cochon, destinée aux enfants, où la bête apparait comme un être mignon, touchant, rondelet et ce qu'il représente dans la vie des adultes, une viande, un repas propre à la consommation.





vendredi 11 décembre 2009

Olivier Culmann
Photographe



Série
Une vie de poulet



«C’est une ligne droite dont ils ne peuvent dévier. Poulets et appelés la suivent inexorablement. L’écho était si troublant entre ces deux reportages, réalisés à deux ans d’intervalle, qu’il fallait les rapprocher. L’un, sur l’industrie du poulet, réalisé en 1998, répondait à l’autre, sur les derniers appelés du contingent, en 1996, quelques mois avant la fin du service militaire obligatoire. Le dialogue entre ces deux séries d’images n’était pas programmé. L’envie constante de m’approcher au plus près de mondes qui, a priori, m’ennuient et me fascinent, m’effraient et me révoltent, m’avait pourtant attiré vers ces deux univers, conditionnés à l’extrême. Accrochés par les pattes, saignés, plumés à une vitesse vertigineuse, les volatiles destinés à finir sous cellophane dans un rayon frais de supermarché sont une image troublante de l’accélération folle, écervelée, de notre monde consommable et consumériste. Les immuables étapes de la vie d’appelé, l’invariable rituel de leur quotidien sous les ordres ressemblent étrangement à ce non choix du volatile, à cette annulation du libre arbitre qui préside au destin d’un poulet industriel et à l’expérience de soldat.
À la caserne et sur la chaîne, le processus de conditionnement confine à l’absurde, jusqu’à faire sourire devant le dérisoire spectacle de ces vies de poulets.»




vendredi 4 décembre 2009

Nouvelle Fin.

Vidéo revisitée, nouvel essai.

Une nouvelle tournure pour la vache/steack, avec une vraie fin contrairement au premier essai.
Toujours aussi sanglant...mais puisque souvent, il n'y a que ça qui marque!


mercredi 2 décembre 2009

Hans Gissinger
photographe



SALCICCIA

"Là où certains d’entre vous verront un saucisson, un prizuttu, un lonzu, un figatellu, un spécimen remarquable de gourmandise charcutière, Hans Gissinger verra une oeuvre d’art éphémère, un objet dont il figera la forme du déclic de son appareil. La série présentée ici s’inscrit dans une recherche globale de l’artiste sur la dimension plastique de la nourriture. A travers ses reportages au pays du Cochon noir, chez Antoine et Jean- Jacques, le photographe a suivi scrupuleusement les processus de fabrication de produits que l’on considère toujours du côté des papilles, rarement du point de vue des pupilles. Cependant ces lignes brisées ou harmonieuses, ces formes dissymétriques, rugueuses, mouchetées, quasi abstraites, nous emportent avec des nuances rouges, noires, dans un monde expressionnistes des années vingt. Les alignements de saucissons comme autant de totems momifiés semblent eux une installation des Nouveaux réalistes ou du mouvement Arte povera… Ces charcuteries telles que les raconte Hans Gissinger éprouvent notre champ émotionnel, du gastronomique jusqu’à l’esthétique ; de A à Z : un monde de saucisses. "



Gilles STASSART, journaliste à Beaux Arts magazine

mardi 1 décembre 2009

Quelques essais plastiques

Confrontation entre le réel et l'imaginaire


Notre notion de l'animal dans la vie courante: symbole (coq emblématique de la France), objet quotidien enfantin (tirelire cochon), image plaisante de l'animal (la vache qui rit) et ce qu'il en est vraiment, dans leur relation à l'humain: animaux maltraités et usés par leur vie en production industrielle destiné à nous nourrir.
Décalage évident entre ce qui est et ce que l'on souhaite montrer.




Anotation: Elements prévelés sur le net mis en relation avec des croquis hachurés, mine de plomb, d'une certaine violence sans trop en dévoiler pour autant.

dimanche 29 novembre 2009

Antonio Biasiucci
Photographe


Biographie

Antonio Biasiucci est né à Dragoni (Caserta) en 1961. Il s’installe à Naples pour étudier les sciences politiques en 1980 puis s’intéresse à la photographie en tant qu’instrument de recherche anthropologique : il réalise un premier travail sur la banlieue de Naples. En 1981, il devient photographe pour l’Observatoire du Vésuve et développe une importante documentation sur les volcans italiens en activité. En 1987, il se lie d’amitié avec Antonio Neiwiller, auteur et metteur en scène de théâtre, avec lequel il collaborera jusqu’en 1993. Ses paysages des sites volcaniques, ses détails des matières qui les composent, ses travaux dans divers musées de Naples (anthropologie, anatomie,zoologie), ainsi que dans des usines de métallurgie, composent une oeuvre empreinte d’une climat dramatique très personnel et qui est régulièrement exposée en Italie ainsi qu’en France.

L’œuvre “ Vaches ” s’est constituée petit à petit, sédimentant image après image dans le temps jusqu’à devenir l’un des éléments les plus importants de sa recherche, concentrée sur les éléments primaires. Antonio Biasiucci est parti de Dragoni, son village natal, pour un voyage qui l’a conduit jusqu’à Varanasi, dans l’Inde du Nord. La vache, initialement animal évocateur photographié dans la pénombre d’une étable – toujours la même, représentant l’un des derniers exemples d’une économie et d’une culture familiale liées à la terre – devient le symbole d’une pacifique sacralité naturelle, de la partie bonne de la nature. Elle est la Grande Mère, créatrice de formes animales et malléable jusqu’à devenir terre, minéral, autre.




Envie de steak?


Une petite réflexion autour de nos repas quotidiens.

Nous mangeons de la viande depuis la nuit des temps. Il y a des millions d'années l'homme se repaissait déjà d'êtres vivants, mais en chassant son repas. De nos jours, tout nous tombe sous la main; il nous suffit d'aller au supermarché pour trouver fruits, légumes...et protéines animales.
Et le tout sous forme de bavette, steak, filet... Par conséquent, l'animal que nous mangeons ne ressemble pas à un animal, la viande devient objet quotidient.
Je ne suis ni végétarienne, ni végétalienne, je pars juste du principe que nous devrions respecter l'animal que nous mangeons.





Anotation: Vidéo réalisée à partir de photographies prise en "mode rafale". L'animal-steak a été préalablement découpé dans une photographie de véritable morceau de steak. Le sang est bien sûr un trucage, mélange de peinture et d'eau.


mercredi 25 novembre 2009

David Myriam
Auteur/réalisateur



Des dessins épurés, graphiques, originaux, avec un côté "pictogrammes", des "symboles" qui représentent des situations ordinaires, archétypiques, plein d’humour noir, dessins satiriques avec une critique sociale, satire des moeurs de la société. Dessins en noir et blanc pur, sans commentaires réalisés sur papier ou sur ordinateur (vectoriel essentiellement).




Autres réalisations à voir sur http://art-engage.net/

mardi 24 novembre 2009

La vérité sur...


Une vie de cochon

Les truies, arpès insémination, attendent trois mois et demi enfermées dans une stalle individuelle en pleine obscurité, ne pouvant que se lever ou se coucher. Une semaine avant la naissance des porcelets, la truie est bloquée dans une cage de mise bas. Ses petits peuvent têter mais elle ne peut les approcher. Si elle se débat, elle se blesse. Sa survie ne dépend que des antibiotiques ou anxiolytiques l'aidant à lutter contre ce stress.

Les porcelets, dès leur naissance, ont la queue et les dents coupées avec des pinces, sans anesthésie. Les mâles sont castrés à vif et gardent les séquelles toutes leur vie. Les petits sont sevrés précocement afin que la truie recommence un nouveau cycle.


Les porcs sont nourris à partir de céréales, farines animales et accélérateurs de croissance. Les femelles, quant à elle traitées aux hormones et stéroïdes. Les animaux sont parfois incapables de marcher, car immobilisés trop longtemps, et par conséquent remorqués par leurs pattes dans le camion à destination des abattoirs.


Une vie de poulet

Pour une rentabilité maximale, le plus grand nombre de poules sont stockées dans le minimum d'espace vital. La taille habituelle d'une cage est de 46 par 51 cm pour cinq volailles (sachant qu'une poule de taille moyenne fait environ 75 cm d'envergure). Les poules s'ennuient et en viennent à agresser leurs voisines. La "solution" qu'on trouvé les éleveurs est le débecquage.
Le débecquage est toujours traumatisant car le bec est un organe sensible très proche de la dent. La douleur se prolonge longtemps, parfois toute la vie.
Une poule n'a ni sol à gratter, ni graine à picorer, ni espace, ni matériau pour construire un nid, ce qui est frustant pour ces gallinacés. La perte du plumage, causée par les frottements, le stress et les maladies, est souvent quasi totale à l'exception des plumes du cou et de la tête.
Leur nourriture se résume à des céréales, cadavres, produits chimiques et médicaments (anitbiotiques et anti-dépresseurs).


Une vie de vache

Les veaux vivent dans la pénombre, alimenté par une nourriture liquide, sans fer pour que la viande soit blanche comme le veulent les consommateurs.

Le bétail élevé pour devenir du boeuf naît généralement dans une Ville et/ou Province , est ensuite engraissé dans une autre et pour finir abattu dans une Ville et/ou Province différente. Il est alimenté par un régime artificiel de céréales et autres "remplissages" (incluant de la moulée) jusqu'à ce que les animaux atteignent 1,000 livres. Ils sont châtrés et marqués au fer sans aucune anesthésie. Pendant le transport, le bétail est entassé dans des camions de métal où les animaux terrifiés souffrent de blessures, des températures extrêmes et du manque d'alimentation, d'eau et de soins vétérinaires.

Les vaches laitières ont souvent des affections douloureuses comme l'oedème et la mammite.
La mammite, une inflammation du pis (la glande mammaire), est vraisemblablement la maladie qui afflige le plus les ces animaux. Toute une gamme de bactéries peuvent causer la mammite, dont plusieurs types de streptococci, de staphylococci et d’Escherichia coli.


[Source: Association One voice]







Anotation: Mutilation sur fond de multiplication, tout ce qui est infligé aux animaux victimes de l'élevage industriel. Le mutilation, inscrit dans la chair animale, et la multiplication envahissante.

Erwan Remonti
Photographe



Série Boucherie


Série Foire aux bestiaux

Texte par Erwan Remonti



"On n’a rien à cacher...mais vous comprenez"

" voilà la phrase que les gérants des marchés aux bestiaux* répliquent régulièrement face à l’œil étranger et plus particulièrement face aux photographes qui désirent témoigner de l’exploitation Animale.
C’est après une longue discussion truffée de mensonges (je n’avais pas le choix) que j’ai eu l’autorisation de photographier librement.
Voici donc différents tirages extraits du reportage FIGHT FOR ANIMAL, dans lequel je tente, humblement, de témoigner de l’Exploitation Animale par l’Homme.

Au sein du grand bâtiment qui accueille le marché, les bruits et surtout les hurlements des Animaux sont impressionnants. Ce sont des cris de détresse, de fatigue, de désespoir et de peur et pourtant tout ça se passe dans l’anonymat et l’indifférence le plus complet.
Pour les maquignons** ce ne sont pas des Animaux qu’ils transportent et qu’ils balancent, ce sont des morceaux de viande.
Il serait bon qu’ils s’arrêtent et regardent le regard de ces Animaux pour qu’ils prennent conscience qu’il s’agit bien d’êtres vivants sensibles.
Les cordes qui retiennent les animaux aux barres métalliques sont tendues au maximum de façon à ce que l’animal ne puisse pas se reposer et se présente bien face aux clients. C’est aussi l’occasion pour les maquignons de prouver leur supériorité sur les Animaux.
C’est pour cela que lorsque l’on veut prendre la photo d’un veau au bord de l’agonie, le maquignon arrive et donne un coup de pied au cul de l’Animal pour qu’il se lève et qu’il n’est pas l’allure d’un veau épuisé, assoiffé, au bord de l’agonie. Les maquignons refusent d’admettre leur cruauté.
Après plus de quatre heures passées dans ce hangar, à voir des yeux remplis de sadisme, d’indifférence d’un côté ou de désespoir de l’autre, je ne savais plus s’il s’agissait de la réalité.
Ici le plus dur était de ce dire que pour moi il ne s’agissait que de quelques heures de misère alors que pour ces Animaux, il s’agit de toute une vie d’exploitation, de maltraitance... "



lundi 23 novembre 2009

Des animaux génétiquement modifiés


"Pour que les animaux poussent aussi bien et aussi vite qu'un mur de parpaings, il faut les doper un peu, beaucoup, énormément. L'industrie pharmaceutique adore les piqûres d'antibiotiques et d'hormones dans la chair des bestioles. Mais c'est pour notre bien."

"On peut améliorer le rendement des productions animales en augmentant la vitesse de croissance des animaux au moyen d'hormones (naturelles ou synthétiques) qui se lient à des récepteurs spécifiques dans les tissus ciblés ou par l'ajout à la ration de composés antimicrobiens qui modifient la microflore intestinale des animaux en bonne santé, ce qui améliore leur perfomance."

Extraits de Bidoche, Fabrice Niccolino

Tout celà parait bien appétissant. En plus de les traiter de façon abominable, on les dénature. La vache n'est plus une vache en tant que tel, le porc et le poulet non plus.


Anotation: Reprendre une idée simple, celle de la vache pointillée (prédécoupage pour la boucherie), puis dénaturée par les composants ajoutés (dans les systèmes de production industrielle) pour qu'elle s'engraisse, résiste aux maladies, produise plus... pour devenir une vache génétiqument modifiée.

L'industrie de la viande menace le monde?


Une petite vidéo, réalisée à partir de dessins, esquisses. Il y a plus de vaches, porcs et poulets (élevés industriellement) sur terre que d'humains. Et tout ceci pour nourrir...l'humain.


Yann Arthus Bertrand
Photographe


Série Bestiaux, un patrimoine français


"Je voulais réaliser un sujet sur les races des animaux de la ferme. J'ai monté un studio, puis j'ai fait venir les animaux. J'ai alors pris conscience des paysans qui les accompagnaient, un peu par hasard. Le fait de mettre côte à côte la personne et l'animal donnait une dimension différente à la photographie, car le comportement de chacun était modifié : l'animal se tenait différemment, et la fierté de l'éleveur était vraiment perceptible. Cela m'a paru plus beau, plus percutant, de les photographier ensemble."

De bien belles images de relations entre éleveurs et animaux. On ne respecte pas assez l'animal que l'on mange. Il ne peux être considérer comme une "utilité". Chaque année, au salon de l'agriculture, les éleveurs sont fiers de présenter leurs bêtes.

En 15 ans, Yann Arthus Bertrand accumulera pas loin de 300 photographies d'animaux de ferme et de leurs éleveurs, dans le but de créer une oeuvre complète où l'homme et la bête sont unis par une incroyable complicité.