mardi 26 janvier 2010
lundi 18 janvier 2010
Une petite mise au point sur l'image qu'on se fait de l'animal du quotidien, des symboles, et ce qu'il en est réellement.
Exemple de la tirelire cochon, destinée aux enfants, où la bête apparait comme un être mignon, touchant, rondelet et ce qu'il représente dans la vie des adultes, une viande, un repas propre à la consommation.


vendredi 11 décembre 2009
Photographe
Série
Une vie de poulet
«C’est une ligne droite dont ils ne peuvent dévier. Poulets et appelés la suivent inexorablement. L’écho était si troublant entre ces deux reportages, réalisés à deux ans d’intervalle, qu’il fallait les rapprocher. L’un, sur l’industrie du poulet, réalisé en 1998, répondait à l’autre, sur les derniers appelés du contingent, en 1996, quelques mois avant la fin du service militaire obligatoire. Le dialogue entre ces deux séries d’images n’était pas programmé. L’envie constante de m’approcher au plus près de mondes qui, a priori, m’ennuient et me fascinent, m’effraient et me révoltent, m’avait pourtant attiré vers ces deux univers, conditionnés à l’extrême. Accrochés par les pattes, saignés, plumés à une vitesse vertigineuse, les volatiles destinés à finir sous cellophane dans un rayon frais de supermarché sont une image troublante de l’accélération folle, écervelée, de notre monde consommable et consumériste. Les immuables étapes de la vie d’appelé, l’invariable rituel de leur quotidien sous les ordres ressemblent étrangement à ce non choix du volatile, à cette annulation du libre arbitre qui préside au destin d’un poulet industriel et à l’expérience de soldat.
À la caserne et sur la chaîne, le processus de conditionnement confine à l’absurde, jusqu’à faire sourire devant le dérisoire spectacle de ces vies de poulets.»



vendredi 4 décembre 2009
mercredi 2 décembre 2009
photographe
SALCICCIA
"Là où certains d’entre vous verront un saucisson, un prizuttu, un lonzu, un figatellu, un spécimen remarquable de gourmandise charcutière, Hans Gissinger verra une oeuvre d’art éphémère, un objet dont il figera la forme du déclic de son appareil. La série présentée ici s’inscrit dans une recherche globale de l’artiste sur la dimension plastique de la nourriture. A travers ses reportages au pays du Cochon noir, chez Antoine et Jean- Jacques, le photographe a suivi scrupuleusement les processus de fabrication de produits que l’on considère toujours du côté des papilles, rarement du point de vue des pupilles. Cependant ces lignes brisées ou harmonieuses, ces formes dissymétriques, rugueuses, mouchetées, quasi abstraites, nous emportent avec des nuances rouges, noires, dans un monde expressionnistes des années vingt. Les alignements de saucissons comme autant de totems momifiés semblent eux une installation des Nouveaux réalistes ou du mouvement Arte povera… Ces charcuteries telles que les raconte Hans Gissinger éprouvent notre champ émotionnel, du gastronomique jusqu’à l’esthétique ; de A à Z : un monde de saucisses. "
Gilles STASSART, journaliste à Beaux Arts magazine


mardi 1 décembre 2009
Confrontation entre le réel et l'imaginaire
Notre notion de l'animal dans la vie courante: symbole (coq emblématique de la France), objet quotidien enfantin (tirelire cochon), image plaisante de l'animal (la vache qui rit) et ce qu'il en est vraiment, dans leur relation à l'humain: animaux maltraités et usés par leur vie en production industrielle destiné à nous nourrir.
Décalage évident entre ce qui est et ce que l'on souhaite montrer.



Anotation: Elements prévelés sur le net mis en relation avec des croquis hachurés, mine de plomb, d'une certaine violence sans trop en dévoiler pour autant.
dimanche 29 novembre 2009
Photographe
Biographie
Antonio Biasiucci est né à Dragoni (Caserta) en 1961. Il s’installe à Naples pour étudier les sciences politiques en 1980 puis s’intéresse à la photographie en tant qu’instrument de recherche anthropologique : il réalise un premier travail sur la banlieue de Naples. En 1981, il devient photographe pour l’Observatoire du Vésuve et développe une importante documentation sur les volcans italiens en activité. En 1987, il se lie d’amitié avec Antonio Neiwiller, auteur et metteur en scène de théâtre, avec lequel il collaborera jusqu’en 1993. Ses paysages des sites volcaniques, ses détails des matières qui les composent, ses travaux dans divers musées de Naples (anthropologie, anatomie,zoologie), ainsi que dans des usines de métallurgie, composent une oeuvre empreinte d’une climat dramatique très personnel et qui est régulièrement exposée en Italie ainsi qu’en France.
L’œuvre “ Vaches ” s’est constituée petit à petit, sédimentant image après image dans le temps jusqu’à devenir l’un des éléments les plus importants de sa recherche, concentrée sur les éléments primaires. Antonio Biasiucci est parti de Dragoni, son village natal, pour un voyage qui l’a conduit jusqu’à Varanasi, dans l’Inde du Nord. La vache, initialement animal évocateur photographié dans la pénombre d’une étable – toujours la même, représentant l’un des derniers exemples d’une économie et d’une culture familiale liées à la terre – devient le symbole d’une pacifique sacralité naturelle, de la partie bonne de la nature. Elle est la Grande Mère, créatrice de formes animales et malléable jusqu’à devenir terre, minéral, autre.




Une petite réflexion autour de nos repas quotidiens.
Nous mangeons de la viande depuis la nuit des temps. Il y a des millions d'années l'homme se repaissait déjà d'êtres vivants, mais en chassant son repas. De nos jours, tout nous tombe sous la main; il nous suffit d'aller au supermarché pour trouver fruits, légumes...et protéines animales.
Et le tout sous forme de bavette, steak, filet... Par conséquent, l'animal que nous mangeons ne ressemble pas à un animal, la viande devient objet quotidient.
Je ne suis ni végétarienne, ni végétalienne, je pars juste du principe que nous devrions respecter l'animal que nous mangeons.
Anotation: Vidéo réalisée à partir de photographies prise en "mode rafale". L'animal-steak a été préalablement découpé dans une photographie de véritable morceau de steak. Le sang est bien sûr un trucage, mélange de peinture et d'eau.




mercredi 25 novembre 2009
Auteur/réalisateur
Des dessins épurés, graphiques, originaux, avec un côté "pictogrammes", des "symboles" qui représentent des situations ordinaires, archétypiques, plein d’humour noir, dessins satiriques avec une critique sociale, satire des moeurs de la société. Dessins en noir et blanc pur, sans commentaires réalisés sur papier ou sur ordinateur (vectoriel essentiellement).





Autres réalisations à voir sur http://art-engage.net/
mardi 24 novembre 2009
Une vie de cochon
Les truies, arpès insémination, attendent trois mois et demi enfermées dans une stalle individuelle en pleine obscurité, ne pouvant que se lever ou se coucher. Une semaine avant la naissance des porcelets, la truie est bloquée dans une cage de mise bas. Ses petits peuvent têter mais elle ne peut les approcher. Si elle se débat, elle se blesse. Sa survie ne dépend que des antibiotiques ou anxiolytiques l'aidant à lutter contre ce stress.
Les porcelets, dès leur naissance, ont la queue et les dents coupées avec des pinces, sans anesthésie. Les mâles sont castrés à vif et gardent les séquelles toutes leur vie. Les petits sont sevrés précocement afin que la truie recommence un nouveau cycle.
Les porcs sont nourris à partir de céréales, farines animales et accélérateurs de croissance. Les femelles, quant à elle traitées aux hormones et stéroïdes. Les animaux sont parfois incapables de marcher, car immobilisés trop longtemps, et par conséquent remorqués par leurs pattes dans le camion à destination des abattoirs.
Une vie de poulet
Pour une rentabilité maximale, le plus grand nombre de poules sont stockées dans le minimum d'espace vital. La taille habituelle d'une cage est de 46 par 51 cm pour cinq volailles (sachant qu'une poule de taille moyenne fait environ 75 cm d'envergure). Les poules s'ennuient et en viennent à agresser leurs voisines. La "solution" qu'on trouvé les éleveurs est le débecquage.
Le débecquage est toujours traumatisant car le bec est un organe sensible très proche de la dent. La douleur se prolonge longtemps, parfois toute la vie.
Une poule n'a ni sol à gratter, ni graine à picorer, ni espace, ni matériau pour construire un nid, ce qui est frustant pour ces gallinacés. La perte du plumage, causée par les frottements, le stress et les maladies, est souvent quasi totale à l'exception des plumes du cou et de la tête.
Leur nourriture se résume à des céréales, cadavres, produits chimiques et médicaments (anitbiotiques et anti-dépresseurs).
Une vie de vache
Les veaux vivent dans la pénombre, alimenté par une nourriture liquide, sans fer pour que la viande soit blanche comme le veulent les consommateurs.
Le bétail élevé pour devenir du boeuf naît généralement dans une Ville et/ou Province , est ensuite engraissé dans une autre et pour finir abattu dans une Ville et/ou Province différente. Il est alimenté par un régime artificiel de céréales et autres "remplissages" (incluant de la moulée) jusqu'à ce que les animaux atteignent 1,000 livres. Ils sont châtrés et marqués au fer sans aucune anesthésie. Pendant le transport, le bétail est entassé dans des camions de métal où les animaux terrifiés souffrent de blessures, des températures extrêmes et du manque d'alimentation, d'eau et de soins vétérinaires.
Les vaches laitières ont souvent des affections douloureuses comme l'oedème et la mammite.
La mammite, une inflammation du pis (la glande mammaire), est vraisemblablement la maladie qui afflige le plus les ces animaux. Toute une gamme de bactéries peuvent causer la mammite, dont plusieurs types de streptococci, de staphylococci et d’Escherichia coli.
[Source: Association One voice]


Anotation: Mutilation sur fond de multiplication, tout ce qui est infligé aux animaux victimes de l'élevage industriel. Le mutilation, inscrit dans la chair animale, et la multiplication envahissante.
